Les Gazelles coiffées sur le fil

Menant 21/3 à la 45e minute, les Dijonnaises se sont finalement éteintes laissant Chalon l’emporter grâce à un essai sur la dernière action du match…

Les Gazelles peuvent s’en vouloir. Elles ont eu ce derby entre les mains avant de se liquéfier et de laisser leurs homologues chalonnaises emporter le morceau sur un ultime effort conclut par Hannoyer.
Fériot aux nerfs d’acier s’est ensuite chargée de la transformation apportant quatre points inespérés dans l’escarcelle visiteuse (80e+1). On joue les ultimes instants d’un derby fort agréable. Le RFDB est porteur de la balle mais il se met à la faute. Sur la pénalité, la touche n’est pas trouvée.

Quarante-cinq minutes abouties

Cependant à la réception, les Dijonnaises cafouillent, elles sont de nouveau sanctionnées. Comoli écope d’un carton blanc. Chalon en profite suite à une penaltouche pour pilonner la ligne d’en-but locale. Hannoyer s’y engouffre. Fériot termine le travail (21-22). Une deuxième défaite de la saison est à la clé du côté de Dijon. « Il faut désormais faire une performance à l’extérieur », confie Bruno Chetta évidemment déçu par la tournure des événements : « On applique parfaitement les consignes pendant 40 minutes. Ensuite, on se laisse aller ». Deux visages pour deux mi-temps bien distinctes. Aussi, d’entrée de jeu, la différence de styles entre des Gazelles pétillantes et des Chalonnaises plus pragmatiques, tournées vers le jeu d’avants est notable. Une percée de Bonnet lance le duel. Celle-ci est à la conclusion quelques instants plus tard d’une combinaison magnifique après une pénalité jouée à la main (7-0, 13e). Chalon réplique mais l’intenable Bonnet déchire encore le rideau adverse (25e), ces Gazelles ont du feu dans les jambes ! Couturier le confirme avec une remontée de 60 mètres (40e+2). Roué en remet une louche pour Schouller qui file à l’essai (14-3, 40e+3). Du bel ouvrage! La reprise est du même acabit. On inverse les rôles et Roué suite à une remise intérieure pointe derrière la ligne pour le bonus offensif (21-3, 42e).

Un manque de réalisme

Le scénario est idyllique. Puis, la machine s’enraie. Les Dijonnaises s’endorment. Chalon en profite avec sa puissance. Les visiteuses grignotent leur retard avec un doublé, au près de leur talonneur Garcia (21-15, 61e). Le président Foulont est stressé. Schouller s’échappe sans suite (71e). Couturier prend la poudre d’escampette (75e) mais la concrétisation n’est pas au rendez-vous. Mérigault manque une pénalité (78e), Dijon n’est pas à l’abri et tremble. On connaît la suite ; la défaite est ainsi bien amère.

Jérôme ROBLOT, le Bien Public, le 12/10/2015